Le feuilleton du mardi : Chapitre un , Envie de sucré
Salut les p'tits loups !
Bon, comme on est toujours à la recherche d'un esclave pour faire des articles sympa à notre place et attirer des lecteurs réguliers, pour devenir riches, célèbres, adulés et tout ça sans en branler une , et comme ma vie trépidante ne me fournit rien d'autre que des idées d'articles comme "pourquoi il faut vous faire ligaturer les trompes avant davoir envie d'un bébé", "journée de merde, 57éme édition", Murphy est encore, toujours et plus que jamais un connard", "le bonheur des transport en commun en région Parisienne à l'heure de pointe" ou même "A l'hopital on Lole trop sa mère à attendre même quand on a un rendez vous prit ya 6 mois" j'ai eu l'idée pas trop mauvaise de me mettre enfin à mon projet d'écriture d'une histoire sympa un peu fantastique, n'ayant -pour une fois- aucun rapport de près ou de loin avec les poupées (mais je ne promet rien pour l'avenir) et vous le proposer comme un feuilleton à suivre un peu chaque semaine, si je n'ai pas d'idée d'article brillant entre temps.
Je ne promet pas de la grande littérature, et comme les textes proposés ici sont des "premiers jets" il y a fort à parier que ce soit parfois brouillon, mais c'est ça ou rien.
N'hésitez pas comme d'habitudeb à donner vos impressions et vos critiques, je suis toute ouïe.
Et quand même pour la petite histoire, dans le texte qui va suivre, 2 choses se sont réellement passées pour moi aujourd'hui. Saurez vous deviner quoi ?
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Chapitre 1
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Une envie de sucré.
Ce n'est pas comme si c'était rare, mais vu le vide intersidéral du frigidaire, cette fois ci ce serait plus délicat à faire passer.
Elle avisa les fraises et leur lança un regard noir.
Soit disant bio , achetées au marché quelques jours auparavant par sa mère, alors qu'elle détestait les fraises.
Elle se saisit de la barquette avec un profond soupir et claqua la porte du frigo.
La première qu'elle saisit laissa s'enfoncer son doigt dans sa chair froide avec un petit bruit humide des plus désagréable. Moisie.
Re-soupir.
Après un bref tri, la moitié disparu à la poubelle. Elle reprit un petit fruit, avec milles précautions cette fois ci, et en croqua délicatement un morceau.
S'il y avait bien une chose qu'elle détestait plus que les fraises, c'était les fraises pas mures et acides.
Elle grimaça et recracha le pauvre fragment à travers la cuisine.
Elle refréna son envie d'envoyer les fraises survivantes rejoindre leurs copines pourries à la poubelle, et fouilla frénétiquement placards et tiroirs à la recherche de la moindre connerie sucrée pour assouvir sa pulsion.
Dans le congélateur, une briquette de crème fraîche liquide fut extraite de son linceul de glace.
Son cerveau accepta l'idée d'ingurgiter les fraises noyées sous de la crème chantilly.
Sa raison se mit à beugler « Compulsion alimentaire! Compulsion Alimentaire ».
Elle lui rabattit mentalement une baffe dans sa gueule et l'envoya d'un bon coup de pied au cul s'occuper de ses affaires plus loin.
Hum.
On dit de certaines personnes « le bricolage et lui, ça fait deux ! »
Elle est la cuisine, ça n'aurait même pas dû être permis par la convention de Genève.
En bonne impatiente, la briquette alla dégeler au micro onde, sur puissance maximum.
Quand le carton fit mine de prendre feu, elle estima que ce devait être suffisant, et vida son contenu dans un des énième gadget prévus pour lui éviter de se tuer en préparant son repas que sa mère -toujours- s'évertuait à lui offrir à chaque occasion.
La crème … n'en était plus vraiment. Son passage au congélateur avait séparé le gras de l'eau et l’expérience micro onde n'avait pas arrangé les choses. Elle réussit quand même a en dégager une majeure partie à la cuillère et commença a touiller avant que la matière n'attaque le plastique de l'appareil de façon irréversible.
Elle ajouta quelques glaçons pour se donner une chance supplémentaire de réussir sa chantilly, et par sécurité supplémentaire un sachet de fixateur . Elle tourna, tourna le « batteur multi-usage à main » avec son énergie débordante habituelle, et ne s’arrêta qu'une fois fatiguée.
Ce qu'elle découvrit dans le fond du pot n'était certainement pas ce qu'elle espérait, et si ça avait été doué de parole, ça aurait surement supplié qu'on l'achève rapidement.
Elle n'était pas du genre à se laisser dégoûter aussi facilement, mais les grumeaux jaunes côtoyant les bulles qui éclataient dans un bruit mou en projetant de la matière visqueuse contre les parois la rebutère assez pour qu'elle estime pouvoir réfléchir à un plan B.
Après une fouille approfondie de la salle de bain et de l'armoire à pharmacie plus particulièrement elle dénicha un sachet de pruneaux. Passé le moment de stupeur suite à cette découverte en ce lieu étrange , le gros macaron « BIO ET NON TRAITES » sur le paquet lui indiqua plus clairement encore qu'une flèche lumineuse l'identité du responsable. Elle se demanda un instant si mettre des tapettes à souris un peu partout dissuaderait assez longtemps sa mère de faire comme chez elle, mais le risque de se piéger elle même les doigts dedans était si élevé qu'elle y renonça aussitôt.
Ou alors juste avant de partir en vacance, et se mettre un mémo …
Les pruneaux n'étaient pas dans le top 10 de ses aliments préférés, et même sa chère génitrice qui arrivait pourtant à ingurgiter des trucs plus dégueulasses les un que les autres à condition que ce soit bio ou réputé « bon pour la santé » ne les considéraient bon que pour aider à déboucher la tuyauterie personnelle en cas de besoin.
Mais là l'envie de sucré se faisait violente et c'était ça ou attaquer le fond du paquet de sucre en poudre à la petite cuillère - ce qui restait une option quand même.
Elle s'envoya le premier pruneau dans le gosier et faillit s'exploser les molaires dessus. Non dénoyautés.
Haha.
Ils voulaient jouer à ça ?
Elle en saisit un autre, doux et innocent, et commença à le presser entre ses doigts.
Le noyau remonta doucement . Elle appuya encore plus fort pour lui faire vomir ses tripes .
Le noyau tendit la peau épaisse du fruit, puis enfin la perça et jaillit lentement de la chair brune .
Elle fut surprise de voir couler le long de ses doigts un jus vermillon bien liquide , avant de réaliser que l’arrête ténue du noyau venait de profondément lui entamer la chair du pouce , et qu'elle pissait le sang.
Après bien 10 minutes à se tenir le doigt sous le jet d'eau froide en chouinant comme une gamine, le sang se décida enfin s’arreter de couler. La douleur par contre était toujours vive et lancinante.
Elle lança un regard noir à l’ange assis nonchalamment derrière elle.
“-T’as qu’à le dire directement si tu veux pas que je cède à mon envie de sucre , tu sais !”
Il tourna à peine un oeil dans sa direction.
"-Les signes divins c’est pas fait pour les chiens. C’est pas comme si tu l’ignorais ... et comme si t’avais besoin de gras en plus."
Elle prépara une réponse cinglante , mais l’image mentale de ses bourrelets dépassant de son jean’s et partant à l’assaut de sa ceinture la dissuadèrent de continuer .
Elle se racla la gorge.
"-T’es nouveau c’est ça ? On t’as pas dit comment ça fonctionne avec moi ?"
L’ange ne daigna même plus tourner un oeil vers elle et se contenta d’hausser dédaigneusement ses épaules ailées..
Fatale erreur.
Dolorès Adriana Valentine était bien plus connue sous le sobriquet de “La Furie”, surnom qui de prime abord faisait rire quand elle vous toisait de son petit mètre 55 tout en rondeurs, mais qui prenait tout son sens quand vous vous retrouviez à cherchez à tâtons vos dents avec vos doigts cassés.
Si l’ange avait entendu les rumeurs, peut être pensait il que son statut divin ou son état éthéré le protégeraient de la colère de Dolorès.
Il compris bien vite que non quand ses dents rencontrèrent violemment le carrelage de la cuisine, propulsées à grande vitesse par la main de Dolorès agrippée à son col immaculé.
Encore hébété de surprise, la joue appuyée contre le froid du sol, l’ange sentit la main de la jeune fille remonter le long de sa nuque et lui saisir les cheveux, lui dégageant l’oreille.
“-Maintenant tu vas être un gentil garçon et appeler ton supérieur, j’ai deux mots à lui dire”, sussurra elle.
Il dégluti avec peine.
En plusieurs siècles d’intervention, c’était la première fois qu’il avait envie de se pisser dessus de trouille.
Et la première fois qu’il regrettait de ne plus pouvoir le faire.
à suivre..
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