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Le sanctuaire de la feinte Trini-thé
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6 janvier 2011

Un mot contre les maux

Ce soir je vous parlerai de poésie, de mots et de maux. Oui, je sais, ENCORE. Pour ma décharge, j'avais écris ce texte avant de lire celui de la demoiselle Panda ^^'...

Parfois je prends une page blanche et je me mets à écrire. Pourquoi ? Je n’en sais rien, parfois c’est juste pour extérioriser sur un sujet qui m’inquiète (comme dans le cas du texte ci-dessous) ou qui m’attriste, qui me met en colère…

Aujourd’hui je pense à mes grands-parents et j’écris ceci :

Je ne veux pas savoir

Ecrire pour écrire, c’est tellement futile !

Puisqu’on doit mourir, où donc est l’attrait ?

Et lire, c’est bien beau, mais est-ce bien utile ?

A quoi bon apprendre, quel est l’intérêt ?


Lorsque l’âge avance et que l’homme recule,

Que la mémoire semble presque temporaire,

Quand tout devient flou, même les habitudes,

L’on oublierait même les noms de nos frères.


Tous les jours vécus seront vite perdus,

Toutes les connaissances si bien oubliées,

La vie en elle-même comme suspendue,

Attendant le jour du silence dernier.

Ça me fait peur.

J’adore les rimes… et j’aime jouer avec les mots… Seulement parfois j’ai besoin d’un coup de pouce. C’est pour ça que je me suis offert un dictionnaire des synonymes ET un dictionnaire des rimes !

Grâce à ces 2 outils, je vous propose de réécrire ce texte de façon à la rendre un poil plus drôle parce que, n’ayons pas peur de le dire, celui-ci est carrément déprimant !

Commençons par les synonymes : Je vais donc essayer de changer certains mots par d’autres mots voulant dire plus ou moins la même chose.

 

Je ne veux pas connaître

Calligraphier pour griffonner, c’est tellement frivole !

Puisqu’on doit clamser (ou calancher, j’aime les 2), où donc est le prestige?

Et compulser, c’est bien girond, mais est-ce bien féconde ?

A quoi bon absorber, quel est l’avantage ?


Lorsque la saison avance et que l’hominidé recule,

Que la souvenance semble presque intérimaire,

Quand tout devient nébuleux, même les marottes,

L’on désapprendrait même les cryptonymes de nos frangins.


Tous les jours maturés seront vite oiseux,

Toutes les épistèmês si bien annihilées

La destinée en elle-même comme flottante,

Temporisant le jour du mutisme dernier.

Ça m’épouvante.

Passons maintenant aux rimes : pour ce texte-ci, le sens n’aura pas beaucoup d’importance puisque l’accent sera mis sur la rime et peut-être l’humour, juste un peu.


Je ne veux pas savoir

Ecrire pour écrire, c’est tellement débile!

Puisqu’on doit mourir, où donc est le mouflet?

Et lire c’est bien beau, mais est-ce bien subtile?

A quoi bon apprendre, quel est ce navet?


Lorsque l’âge avance et que l’homme module (z’avez eu peur, hein ?)

Que la mémoire semble presque adjudicataire,

Quand tout devient flou, même les pellicules,

L’on oublierait même les noms de nos centenaires.


Tous les jours vécus seront vite conclus,

Toutes les connaissances si bien margottées,

La vie en elle-même comme morfondue,

Attendant le jour du silence courtisé.

Je dois dire que je me suis bien amusée à écrire ces textes, j'espère qu'au moins ils vous feront sourire.
Bonne soirée.

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Commentaires
P
Et bien moi j'ai bien rigolé !<br /> Je me suis amusée à lire le premier (qui est bien joli) et juste le dernier, et quelle marrade !<br /> <br /> Merci pour ce petit bout de toi, au plaisir de te lire encore !
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