Petit moment de lucidité ce soir, peut être le verre de vin blanc à la crème de cassis, peut être la vieillitude qui attaque un peu plus fort.

Toujours est il que depuis quelques semaines ma vie est... compliquée, que j'ai l'impression que chaque jour est pire que le précédent , que la vie s'acharne contre moi un peu plus à chaque instant et ne me laisse pas un moment de répit.

Je râle, je pleure, je stresse à mort, bref je prépare lentement mais surement mon ulcère de l'estomac.

Pour faire passer tout ça, un seul remède : se changer les idées.

Sitôt un instant de libre je me précipite sur mon fidèle ordinateur pour acceder à la vaste étendue du monde et "des autres", et force m'est de constater qu'en étant hyper connecté, qu'en bénéficiant de messageries instantanées, de forum en temps réel, de blogs, de "facebook" et autre "reseaux sociaux"... il ne se passe rien.

J'actualise fièvreusement ma méssagerie, dans l'attente de la réponse à mon mail très important envoyé il y a de celà plus de 5 heures, mais à chaque pression de bouton la réponse reste la même : pas de nouveau message. Putain, c'est donc vrai, il existe encore des gens qui ont une vie en dehors de l'ordinateur et qui ne consultent leurs messages que une voir 2 fois par jours.
C'est est presque à regretter de faire régulièrement le ménage pour virer les messages de pub et de spams, tiens, au moins ça m'occuperait.

Pour passer le temps, une petite virée sur mon forum favori de poupées, ou depuis 5 minutes aucun nouveau message n'a été posté.
Greuh ? Les gens avec une vie sont ici aussi ?

Den of angels est en entretien jusqu'au 07 Novembre (mon dieu que ma vie semble vide sans l'accès a son marché) , je me sens amputée d'une partie de moi ! Argh !

Facebook ne bouge pas d'avantage -la faute peut être a mes "seulement"  54 amis- pareil, quelle bétise d'avoir désactivé toutes les invitations aux jeux et les notifications diverses.

 

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Et là, la douloureuse prise de conscience : en fait, il ne se passe rien .

Au niveau personnel ça peut être la tempête voir presque la fin du monde, le reste du monde justement n'en a cure et n'a aucune raison déjà d'être au courant, ensuite de s'en inquiéter. Voir, soyons honnètes, le monde s'en bat l'aile.

Ce qui me fait grave chier.

Non pas que je me rcélame d'être le centre de l'attention de tout, mais comme il est honteux qu'il fasse beau le jour d'un enterrement, si le monde ne partage pas un peu notre effroi et notre peine, ou va il ?

Bientôt nous prendrons conscience de notre éphémérité , de l'absurde inutilité de notre vie sur terre, et quand cette lucidité glaciale aura suinté en notre coeur, que ferons nous ?

Non, non. Laissez moi mes illusions, ma petite fierté de Reine de pacotille. Demain doit souffrir comme moi. Que mon angoisse fasse loi.
ainsi soit il.

Vive moi.


Je remercie chaleureusement les amies (et l'ami) qui supportent et épanchent depuis quelques jours mes geigneries perpétuelles , elles (et il) sont un support vital pour moi en ces temps difficiles et m'aident a tenir le coup. Mais quel coup dans les dents de réaliser franchement que notre insignifiante petite personne n'interesse... personne.

 

Heureusement que mes amis "facebook" sont en majorité des vrais amis dans la vie, ou tout au moins des connaissances régulières et sympathiques, car je n'ose imaginer comment l'on se sent quand la solitude nous noie au milieu de +700 "amis"  virtuels qui  ne se soucient guère de vous en vrai.

Merveilleuse illusion de vie sociale, incroyable sensation d'importance vaine et fragile.

Mon impuissance à faire arriver la réponse tant attendue plus vite me rappelle que je traine trop sur mon ordinateur, et qu'une nouvelle séance de sevrage d'internet serait salutaire, avec réaprentissage d'une vie saine sans hyperconnexion inutile.

La réponse attendra demain, voir plus longtemps pourquoi pas, si le monde ne s'écroule pas quand j'en ai besoin, il tiendra bien encore un peu , que je prenne le temps d'attendre.

Trop de boulimie dernièrement, l'ennuie se nourrit de gavage tant de nourritures que d'achat ou de consomation de tout et n'importe quoi. Gavons le de livre et de sorties sous la pluie, d'observation minutieuse de détails inutiles du quotidien. Trop de trop tue l'envie, qui ne revient peut être qu'avec l'ennui. Le vrai.

Sur ce je vais au lit , m'inquiéter de vrais sujets graves mais important que pour moi.
 Merci mes amis d'être là pour moi, mais aussi parfois de n'y être pas.

L'envie de vous revoir et de vous parler, de vous raconter mes petites joies et mes tracas me rempli d'attente et chasse la bête noire de l'ennui , il est bon parfois de ne pas toujours avoir de suite ce que l'on veut.
On devrait plus souvent se laisser désirer , pour rendre aux choses leur saveur de mérité.

Le Panda bourré , qui est aussi parfois un peu poête.